Toujours sur la trace du groove, nous avons pu rencontrer le groupe Français Fléchette composé de Josh Torrent et son petit frère Dylou Torrent, ainsi que de l’Anglo-Jamaicaine Tana Gayle (aka Flechette) dans le rôle de la MC. Pour ceux qui aurait raté l’émission voici un extrait de notre entretien avant la rediffusion.

Alors comment vous présenteriez-vous ?

On produit du Hip-Hop depuis un bon moment, et il y a 3 ans on s’est mis au Trap parce que c’est arrivé et on s’est dit « c’est pile poil ce qu’on veut faire ». Je faisais de l’électro, du dubstep, de la drum, mon reuf (frère) faisait du Hip-Hop et on s’est dit « tiens c’est pour nous ! ». On a écouté les premiers artistes qui étaient là du genre Bauuer, Flosstradamus, Hucci avec qui on a commencé. On était sur son label.

Vous avez travaillé avec Hucci ?!

J’ai été en Angleterre et on a commencé avec son label composé de Hucci, Ozzie, Stööki Sound et Extra. Donc on a commencé comme ça, on a sorti notre premier track il y a à peu près trois ans quelque chose comme ça.

Ca nous a franchement plu, on a fait nos premiers sets et on s’est aperçu que les gens kiffaient. Au début ils ne connaissaient pas trop c’était vraiment sympa parce que les drop en trap étaient improbable. Maintenant ça va mieux parce que ça se popularise un peu mais au début, genre y’a 3 ans, tu lâchais de la trap à une ressoi (soirée) personne ne comprenait vraiment ce qu’il se passait. Et notre kiffe c’est d’essayer de continuer vraiment dans cette lancée et même si maintenant ça s’est popularisé pouvoir continué à lacher des trucs où, les gens, quand ça drop, avant de danser, ils réfléchissent tu vois ce que je veux dire ?

C’est ça le but du trap chaque fois qu’on lance une track, le drop doit être étonnant sinon ça marche moins bien c’est pas comme le dubstep ou de la drum où tu sais à quoi t’attendre. Le trap y’a pas de règles, ça peut être un tempo lent, rapide avec n’importe quoi comme bruit, comme son par-dessus, tu mets de la batterie Hip-Hop par-dessus tu fais des montée électro et à chaque fois ça marche !

Comment définiriez-vous votre Trap ?

Le Trap c’est du Hip-Hop de base, y’a pas de feinte. En fait c’est un mix entre le Hip-Hop et tout le reste. Y’a des track où on ressent un peu le dubstep, d’autres un peu plus dancehall aussi. Tant que ça fait danser et que ça part sur la base du Hip-Hop c’est ce qu’on vise. Après le style peu importe. Le dancehall ça marche toujours, c’est intemporel, ça fait plus de 10 ans que y’a du dancehall et dans dix, vingt ans les gens danseront toujours dessus.

Vous êtes quand même vraiment dans une optique de danse ?

Bah ouais quand on produit un truc faut que ça nous fasse bouger la tête, si on a mal au cou quand on l’a produit c’est qu’il se passe un truc !

D’où vient ce nom Fléchette ?

On était deux gars, on voulait commencer la prod, on s’est dit « encore un duo de dj » bon après on est reuf donc ça donne un petit plus mais sinon y’a déjà mille duos de dj on s’est dit il faut que ce soit une image comme si c’était une personne qui n’existait pas, une personne fictive. On voulait que cette personne soit une fille parce que un nom de fille on pense que c’est plus attractif en plus on était au début du trap sur Paris du coup on voulait une personne qui soit l’image du Trap sur paname, donc un petit nom à la française donc a pensé à Juliette et d’autres prénoms de filles …

Que représente pour vous le fait de faire parti du festival Be Street ? Est-ce que vous vous considérez comme appartenant à la culture Hip-Hop ?

Oui, la culture Hip-Hop c’est quand même la base avec les fringues et l’attitude qui vont avec. Nous on est au BeStreet parce que c’est de la « street » que ça viens.

Donc vous vous considérez quand même dans le délire Hip-Hop ?

Oui Hip-Hop mais en essayant quand même de le faire évoluer. C’est du Trap qu’on fait mais c’est comme du Hip-Hop évolué.

En 3 mots comment définiriez-vous la musique ?

L’inspiration, le public et pour tendre vers le Trap De La Bass !

Petit mot de la fin ?

Faut aller voir ce qu’on fait ! Y’a Fléchette mais y’a aussi De La Bass c’est-à-dire Fléchette, Tomsize et Siméon, d’où le petit jeu de mot (ndlr : à la question précédente). C’est nos petits poulains en gros De La Bass c’est le combo du Trap parisien.

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